Départ relativement tôt (parce que mettre en train et en voiture onze personnes ça prend du temps !) pour le pays dogon. Au bout d'une heure de route devinez quoi ? on crève !!! enfin pas exactement, cette fois ci le pneu était neuf et c'est l'enveloppe extérieur qui s'est arrachée. Que faire, rentrer, continuer ? si on attaque à ce rythme il va nous falloir un nouveau pneu tous les cent kilomètres, c'est pas possible. On émet l'hypothèse que c'est le "garde boue" qui frottait sur le pneu et comme il s'est arraché ça va peut-être aller mieux ... on verra bien. Allez, en route vers la frontière malienne.

On traverse ce faisant le plateau Mossi, au nord du pays. Vaste paysage désolé, plateau planté d'herbes sèches et d'acacias, quelques troupeaux. Pas très riche !
On s'arrête dans un boui boui à Ouahigouya pour manger un riz sauce arachide. On a faim et ça se mange ! et on repart, roule roule roule. Enfin in approche de notre but, on attaque les pistes en sable qui nous rapprochent du village où on va, Endé.

Les enfants s'installent sur le toit du 4x4, gros succès à chaque fois qu'on traverse un village !

Enfin on arrive à Endé, village au pied de la falaise dogon, très touristique ! on loge chez Saïdou, notre guide, qui nous héberge chez lui car Laurent et Del sont des amis. On va donc dormir chez l'habitant, à la locale. Oublions les comodités occidentales, on s'adapte. Nos lits sont dressés sur le toit, on va dormir à la belle étoile sous moustiquaire. Trop chouette ! Pendant que Laurent aide à monter notre camp nous partons avec Saïdou visiter le village, sur la falaise. L'ancien village est comp

osé d'habitation en partie troglodytes construites à flanc de montagne.
Le soleil se couche sur la falaise et la plaine hérissée de baobabs à perte de vue. Magnifique ! Saïdou est un guide remarquable, fin connaisseur de la culture dogon, vraiment un gars de grande qualité.
Retour au village et à la maison de notre hôte. Je teste mon matelas sur le toit et je m'endors aussi sec ! Heureusement que Pierre vient me réveiller pour l'apéro ! Repas du soir, de nuit pas de honte à morfaler du poulet grillé avec les doigts, miam ! Dieu seul nous voit !

La nuit à la belle étoile, douceur du vent qui secoue la moustiquaire, et au matin on se fait réveiller par les bêlements et les ... hihan (comment on dit ???) des ânes, la lumière du soleil. ROYAL !
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