dimanche 10 janvier 2010

01/01/10 jusqu'au 3/01:Bonne année !

Départ de bonne heure (enfin autant que possible, car faire bouger dix personnes de bon matin c'est pas facile !): nous amenons Saïdou au village de ... (j'ai oublié), car en ce moment c'est le festival des masques dans le pays dogon. Les masques sortent et dansent, et Saïdou est un danseur dogon (mais lui n'est pas un masque). Deux heures de route pour arriver au village. On est en retard mais en même temps faut pas exagérer les dogon ne sont pas à ce point à cheval sur l'heure ! Arrivée dans un village que clairement il faut connaitre pour trouver, amis qui a nonobstant investi dans un beau musée des traditions dogon. On nous installe à l'ombre, nous sommes les seuls spectateurs étrangers de ces danses des masques, impressionnantes.
On visite ensuite le musée, puis on squatte les tables à l'extérieur pour faire notre pique nique. On verra bien deux autres blancs venir au musée, mais on peut pas dire qu'il y a foule dans ce bled ! enfin en tout cas il y a foule villageoise pour nous regarder manger, ce qui est toujours aussi gênant.
On repart en laissant Saïdou qui doit encore danser cet après midi. Cap vers Tintam, mais nous n'arriverons pas au village ce soir là. Petit conflit entre nos guides Del et Laurent, mais bon on trouve un endroit tout à fait sympa pour monter le camp et bivouaquer. Et personnes alentour qui vienne nous regarder. Le lendemain matin il ya bien deux ou trois enfants mais ils se tiennent à bonne distance de nous, et ça nous va bien comme ça.


Suite de la route, toujours vers Tintam. On traverse un paysage de cailloux assez extraordinaire. Enfin, en fin de matinée, arrivée à Tintam. C'est un village dans lequel Del et Laurent sont déjà venu, et c'est accompagné de quasiment tout le village que nous allons présenter nos salutations au chef du village. Nous sommes reçus par le chef, dans sa maison en terre. On nous trouve des sièges à tous, ce qui n'est pas facile ! Je me souviens de la main du chef. De la rugosité de sa peau, ça pourrait être du papier de verre. On est dans cette pièce sombre, dans cette maison de terre, c'est difficile d'imaginer de vivre là-dedans. Pourtant. Delphine me stupéfie, je ne la connaissais pas sous ce jour très social. Elle est extrêmement sociale, c'est elle qui parlemente avec le chef, très naturelle dans cette situation qui est tout sauf naturelle pour nous. Et d'ailleurs elle a chopé la façon de parler africaine, c'est trop drôle ! elle m'épate !


Le groupe des marcheurs prend la route pour rejoindre Borko à pieds, et Del et moi acheminons les 4x4 à Borko par la route. En chemin on passe devant le paysage FABULEUX de la plaine malienne, des couleurs pastels à tomber par terre. Difficile de fermer la bouche devant ce spectacle !

Déjeuner à Borko, village d'eau et de cultures. Laurent a réussi à tenir les gamins à distance pendant que nous mangeons en leur promettons des choses. La fin du repas arrive, nous rangeons et Laurent se fait fort de distribuer des bouteilles vides et des pains sans que ce soit l'émeute chez les gamins. C'est pas gagné !!! mais il s'en sort très honorablement !

Re-route pour rejoindre notre bivouac suivant: les grandes dunes vers le bout de la falaise dogon. On arrive à la nuit dans les dunes, Laurent était passé devant et le bivouac est déjà monté quand nous arrivons avec Del. Quel ciel ! et quel pied de marcher dans le sable ! très bien.

Seul point négatif, le lendemain matin des gens sont déjà là, et pour le coup à deux mètres de nous, au pied du coffre des voitures... On se sent franchement envahis là ! un groupe de jeunes arrive, nous réclame des cadeaux. Del s'en sort avec diplomatie, mais on sent bien (et c'est la seule fois du voyage), que ça pourrait déraper, qu'il ne faudrait pas grand chose pour que ça se passe mal. D'ailleurs del et laurent s'engueulent un peu et se promettent de ne plus revenir ici (bien que l'endroit soit magnifique !). Du coup on part sans prendre le petit déj, on s'arrête une heure plus tard à l'ombre d'un arbre pour faire nos tartines !

Dernière journée de voiture pour rejoindre Ouaga. Et on ne crève même pas au retour, du coup on revient relativement tôt. Ca me laisse pas mal de temps pour prendre une douche et je n'ai même pas raté l'avion du soir !


Etre dans le froid français le lendemain matin c'est... totalement irréel !






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