On visite ensuite le musée, puis on squatte les tables à l'extérieur pour faire notre pique nique. On verra bien deux autres blancs venir au musée, mais on peut pas dire qu'il y a foule dans ce bled ! enfin en tout cas il y a foule villageoise pour nous regarder manger, ce qui est toujours aussi gênant.
Suite de la route, toujours vers Tintam. On traverse un paysage de cailloux assez extraordinaire. Enfin, en fin de matinée, arrivée à Tintam. C'est un
village dans lequel Del et Laurent sont déjà venu, et c'est accompagné de quasiment tout le village que nous allons présenter nos salutations au chef du village. Nous sommes reçus par le chef, dans sa maison en terre. On nous trouve des sièges à tous, ce qui n'est pas facile ! Je me souviens de la main du chef. De la rugosité de sa peau, ça pourrait être
du papier de verre. On est dans cette pièce sombre, dans cette maison de terre, c'est difficile d'imaginer de vivre là-dedans. Pourtant. Delphine me stupéfie, je ne la connaissais pas sous ce jour très social. Elle est extrêmement sociale, c'est elle qui parlemente avec le chef, très naturelle dans cette situation qui est tout sauf naturelle pour nous. Et d'ailleurs elle a chopé la façon de parler africaine, c'est trop drôle ! elle m'épate !
Re-route pour rejoindre notre bivouac suivant: les grandes dunes vers le bout de la falaise dogon. On arrive à la nuit dans les dunes, Laurent était passé devant et le bivouac est déjà monté quand nous arrivons avec Del. Quel ciel ! et quel pied de marcher dans le sable ! très bien.
Seul point négatif, le lendemain matin des gens sont déjà là, et pour le coup à deux mètres de nous, au pied du coffre des voitures... On se sent franchement envahis là ! un groupe de jeunes arrive, nous réclame des cadeaux. Del s'en sort avec diplomatie, mais on sent bien (et c'est la seule fois du voyage), que ça pourrait déraper, qu'il ne faudrait pas grand chose pour que ça se passe mal. D'ailleurs del et laurent s'engueulent un peu et se promettent de ne plus revenir ici (bien que l'endroit soit magnifique !). Du coup on part sans prendre le petit déj, on s'arrête une heure plus tard à l'ombre d'un arbre pour faire nos tartines !
Etre dans le froid français le lendemain matin c'est... totalement irréel !