mardi 29 décembre 2009

28/12/09 - retour vers Ouaga


Timing serré ce jour, on part de bonne heure de Banfora pour remonter vers Ouaga. Il faudrait y être vers 15h pour récupérer les passeports des copains, pour pouvoir partir après vers le paus Dogon. Donc faut pas trainer, la route est longue (et pas très bonne).
On décolle, on roule bien pendant un moment, on s'arrête à Bobo pour prendre le petit déjeuner. On repart et deux heures plus tard environ... crevaison ! le pneu explosé ! (la voiture prêtée par les copains de Del, on a déjà fait réparé deux fois la roue depuis qu'on est partis. Et c'est toujours pas fini ! dingue !). Bon changement de pneu, les gens qui passent en vélo s'arrête et regardent l'évolution des choses. On repart. On fait peut-être 30km et on boum ! recrevaison ! et là plus de roue de secours ! On vide le 4x4 qui reste, on jette nos bagages au pied d'un arbre, les sièges des gamins pour charger dedans les pneus à réparer. les deux gars partent en quête d'un réparateur de pneu et nous on reste là, installés au pied de l'arbre. Les enfants jouent au cartes, on est à l'ombre et il y a de l'air, ma foi tout va bien. Mais peu à peu on a des visiteurs qui viennent s'installer autour de nous. En fait tous les gens qui passent dans le coin viennent voir, s'arrêtent, s'installe devant nous pour nous regarder. C'est complètement étrange, on a dit bonjour mais on ne comprend rien, et bientôt on est eu coeur d'une cinquantaine de personnes, des enfants pour la plupart mais aussi des adultes et des vieux. Assis face à face, sans rien dire. Deux civilisations tellement différentes que seulement regarder l'autre exister devient un spectacle ! Une situation absolument extraordinaire. Arrive un gars à vélo qui parle français. je discute un peu avec lui. Il m'explique que la vieille qui est là depuis un moment est venue nous saluer et que nous n'avons rien compris (on est vraiment des gros cons !). Alors elle s'est accroupie là et elle attend. Je lui dit bonjour. Le temps passe. On finit par parler avec quelques gamins qui vont à l'école et parlent français. On leur fait chanter les chanson qu'ils apprennent à l'école. Ils regardent nos bambins tout blancs comme de vrais extra terrestres: assis dans leur fauteuils auto, jouant aux cartes ou écoutant de la musique sur un mp3.








Au bout d'un moment la vieille qui est là parle avec une petite qui a mal au pied et défait l'espèce de pansement qu'elle a à l'orteil. Del va voir. Le doigt est plein de pue. Elle essaye de désinfecter mais c'est beaucoup trop vilain. Grâce à un garçon qui est en 5ème au collège et qui fait le traducteur, elle dit à la petite qu'il faut aller au dispensaire se faire soigner. La gamine se met à pleurer, elle a trop peur de la piqure !


Enfin le deuxième 4x4 revient. Pendant le changement de roue Del et moi embarquons la gamine, sa mère et une autre petite pour les amener au dispensaire. On arrive, je suis étonnée qu'il n'y ait personne, pas de file d'attente. Bizarre. L'infirmière regarde nos deux malades et nous dit "ben nous n'avons aucun matériel, il faut que vous alliez à la pharmacie et vous achetez du daquin, des pansements etc parce que là je ne peux rien faire". D'un coup on comprend mieux l'absence de file d'attente: si t'as pas d'argent pour acheter le matériel tu peux pas te faire soigner. On laisse de l'argent pour le traitement des deux petites.

Drôle de sentiment. On a peut-être aidé ces deux petites. Mais combien d'autres avaient besoin de nous ?... sentiment d'impuissance devant l'ampleur de cette misère. On ne peut pas rien faire mais en même temps que faire ?

Cette crevaison a finalement été une expérience très forte. Vive les inattendus de l'existence :)

On rentre à Ouaga vers 18h30. On décide de se laisser une journée de relâche et de ne partir pour le pays dogon que le 30 décembre. Bien besoin de souffler un peu !

27/12/09 - Banfora









Lever très tôt pour aller voir les hippopotames au lac de Banfora. Un peu comme pour la chasse aux tigres en Inde, on a beaucoup cherché mais d'hippo.... on n'a pas vu la queue d'un ! On a vu un cochon par contre, c'est bien aussi ! cela dit ça n'avait à mes yeux aucune importance, la lumière sur le lac était absolument magnifique, et la balade en pirogue se suffisait à elle même (et pour être tout à fait honnête, vu qu'on était tassé à dix plus le piroguier sur cette foutue pirogue ma foi je préférais ne pas rencontrer le dos malvenu d'un hippopotame ! C'est pas très stable une pirogue...
Le temps de changer d'hotel (on se retrouve dans un truc miteux bon, ça arrive...) et on part visiter le marché local, un des gros marchés de la région. C'est évidemment très pitoresque et tout à fait insupportable pour moi ! déjà que je déteste les marchés en France, là la foule c'est puissance dix ! on fait un pas collés aux autres personnes, et notre peau blanche nous attire plein d'intérêt ! je prend le premier wagon et part avec laurent et les enfants vers le resto.
Après avoir mangé on part vers les cascades. Une petite formation rocheuse et des cascades d'eau fraiche sans trop de saloperies dedans parait-il. Le site est très sympa, les enfants s'amusent bien. Je ne me baigne pas vu que ma toux ne s'arrange pas, je me dit que se baigner dans l'eau froide en ayant bien chaud c'est peut-être pas la meilleur idée. Depuis aujourd'hui je soigne une conjonctivite, j'ai toujours l'oreille bouchée et je tousse quand même pas mal. On va la jouer prudente !
Deux groupes encore après les cascades: l'un qui continue la marche vers un site qui s'appelle "les dômes", l'autre (moi, del et un des enfants) on redescend vers les voitures et on prend les deux 4x4 pour aller récupérer la troupe aux dômes. On traverse les champs de canne à sucre, il y a une lumière absolument prodigieuse ! Et on arrive aux dômes au coucher du soleil. Assez épatant !

26/12/09: VISITE DE BOBO

Dès le matin après un petit déjeuner à la mission (et découverte pour les enfants du "lait en poudre". Un truc bizarre qu'ils n'avaients jamais vu), achat de quelques objets saints (trop kitch) aux bonnes soeurs, on fait deux équipes: Laurent qui va faire réparer le pneu et le reste de la troupe qui part visiter Bobo: la mosquée, la vieille ville.


Bon la mosquée est assez ancienne (fin XIX), en terre pour la partie ancienne, voilà pas grand chose de plus à dire.


Par contre on visite la ville avec un guide qui nous a sauté dessus dès qu'on a approché de la mosquée (comme en Inde, on ne peut pas visiter sans guide ici. Faut partager les sous quoi !). Pour l'occasion c'était super d'avoir quelqu'un pour nous conduire dans le dédale de ruelles, de passer au coeur de la vie des gens, au coeur de ce gros village africain organisé en plusieurs quartiers (les animistes, les musulmans, les griots). Vraiment super. j'ai bien sûr essayé de voler le plus de photos possible, des fois ratées, des fois réussies, pas facile quand on ne vise pas ! Moment génial, notre guide nous conduit chez une asso qui vend des objets d'artisanat, bon faut bien vivre donc on regarde la boutique. Moi je préfère sortir, et en attendant les autres je m'assied devant la "boutiki" sur la petite marche. Derrière moi les jeunes jouent de la musique, djumbés, kora, bien rythmé. Je regarde les gens qui vivent dans la ruelle. Une petite fille qui s'affaire avec sa mère. Rentre dans la maison, ressort et hop se baisse et fait pipi devant la porte, tout naturellement ! Un groupe de deux trois femmes qui passent et se mettent à danser au son des percussions, tout en poursuivant leur chemin. La vie quoi. Un moment vraiment plein.




















Après cette longue visite dans le quartier et dans la chaleur, on décide qu'il est temps d'aller manger (notre guide peut poursuivre pendant des heures, tant qu'on achète de temps en temsp c'est bon pour lui !). On trouve un maquis (petit resto, à mayotte on disait un brochetti) bien confortable. Ah boire un coca bien frais, le pied ! J'essaye une recette traditionnelle, le riz gras. Pas mauvais mais j'ai pris trop de crasse dans la vue, je suis un peu écoeurée pour le quart d'heure !
On reprend les voitures et on part vers Banfora, encore un peu plus au sud ouest du pays.
Petit hotel super mignon encore moins cher que la mission, pas mal ! Le temps d'une douche, on part manger tôt car demain on démarre de bonne heure pour aller "chasser" l'hippo en pirogue. Mais c'était sans compter sur le menu de Noël qui nous tend les bras, le patron fort civile qui nous fait gouter ses rhums arrangés... bref on ne va pas se coucher si tôt que ça ! Bof tant pis !

Noël !

24 au soir: Ambiance locale pour Noël. Un copain musicien de Laurent est passé (et est resté), donc musique sur la terrasse pour commencer la soirée, c'était super. Et quand (enfin, parce que c'est sympa mais j'ai l'oreille bouchée depuis mon arrivée et ça résonne fort dans ma tête) les djumbés se sont tus, on a entendu tout le reste de la soirée les cantiques de Noël de l'Eglise voisine. Et y a pas à dire, mais la ferveur et le rythme y est, pas grand chose à voir avec les églises en France ! bref imaginez la nuit africaine, les chants de centaines de personnes qui applaudissent à le fin des cantiques... magique !
Au menu de Noël rouleaux de printemps et un peu de foie gras, côtes et brochettes de zébu et tian de légumes, mangues et papayes. Et champagne bien sûr !
Au pied du sapin: irréel, laurent a voulu offrir à son fils (7 ans) une moto !! une vraie !!! c'était pas sur le compte du père noël mais quoi qu'il en soit... ça fait un sacré cadeau !



Le 25 au matin ouverture des cadeaux, essais de la moto (qui tombe en panne au bout d'une demie heure, bon ça c'est fait!). Baignade des enfants, on a mangé les restes et puis hop préparation des bagages, on charge les voitures et on part pour Bobo Dioulassou, la deuxième ville du pays. Changement de décor, pour aller vite au nord de Ouaga commence le Sahel donc des paysages désertiques; mais au sud ouest c'est une zone beaucoup plus verte, plus d'eau et donc beaucoup de cultures et une végétation plus tropicale (on cultive notamment la canne à sucre vers Bobo, et un rhum pas mauvais !)

Au bout de deux heures de routes on voit notre voiture de tête qui s'arrête. Arrêt pipi ? non, première crevaison. Bon changement de pneu (et pipi), on repart. Arrivée de nuit à Bobo, on cherche (et on trouve) la mission où l'on a réservé des chambres. Merci les bonnes soeurs, chambres grandes et super clean pour un prix très abordable: 15 euros ! (c'est cher pour le pays mais quand même dans l'absolu ça va quoi !)








On repart à la recherche d'un resto, on s'est dit que tant qu'à faire on pouvait aller aussi manger au resto de la mission en ville. On le repère sur le plan, c'est vraiment pas très loin de là où on dort. Et c'est parti. Sans mentir on a du tourner pendant une heure avant de trouver ce foutu resto! Qui bien sûr était fermé ! on est donc allé dans un autre qui fait aussi concert, et vraiment super ! super bien mangé (on s'est gavés de poulet grillé et de bière locale), et super concert de jeunes musiciens du coin. Soirée géniale, plus dans l'ambiance c'est pas possible !

Voilà, pour Noël c'est tout !Les petites voisines de Del nous souhaitent un joyeux noël le jour du départ !

jeudi 24 décembre 2009

24/12/09






Arrivée des amis pendant la nuit. On fera connaissance au petit déj parce qu'à 4h30 par là c'est pas le bon moment ! une petite famille avec trois enfants donc, qui arrive de Madrid où ils sont instits (quoi, un point de chute à Madrid ?!!!!).



Après une nuit un peu courte pour tout le monde, petit déj et on part en ville avec Del et Claire. Direction pour moi: le coiffeur ! Del connait LE coiffeur qui sait couper les cheveux lisses des blanches, et c'est vrai qu'il m'a pas mal coupé .



Puis petit tour par le marché pour acheter des légumes pour ce soir. Comme j'ai enfin de l'argent je peux me lancer dans mes premiers achats: du tissu, des boites touaregs (recouvertes de cuir). Toujours une ambiance sympa dans les achats, le marchandage ets agréable et sympathique, ça compte beaucoup !
Repas puis vaisselle et on prépare les légumes pour ce soir en discutant, bref on prépare noël quoi !



Qq photos de la journée:
- chez le coiffeur









au marché:











Avant de rentrer on est passé chez Omar le tailleur qui doit faire mes pantalons. Il n'était pas là, mais sa boutique donne tout de suite confiance:

Demain départ vers le nord ouest (je crois) du Burkina. Finalemnt on ne va pas au Mali ni au Bénin car les copains n'ont pas encore leur visa. On change les plans initiaux donc. On va quand même en pays dogon mais uniquement dans la partié burkinabée (parait qu'on dit comme ça ?).
A bientôt pour de nouvelles aventures, joyeux Noël à tous ! :o)

23/12/09



Journée à Ouaga. On attend les amis de Del et Laurent qui arrivent de Madrid cette nuit. Dans la matinée on part avec Del en voiture pour aller chercher une copine de Salomé qui doit venir jouer à la maison. Dans les rues c'est vraiment le bordel cosmique, comme partout à l'approche de noël l'activité déborde ! Je n'ai pas encore réussi à photographier les mecs qui se promènent dans les rues avec des sapins de noël en guirlande, des père noël gonflables, et qui les vendent aux feux rouges. J'utilise l'appareil photo de Salomé, qui est bien mais un peu gros pour être discret. Je fais ce que je peux avec ! (j'avais qu'à pas oublier le mien en France ! j'avais pourtant pris soin de charger la batterie et tout et tout. Quelle nulle!)


Sur la route on s'arrête à une ou deux banques pour que je puisse enfin retirer des Francs CFA. Pas de bol la mastercard en gros ça marche pas ici. Il va falloir se débrouiller autrement.

C'est bien dommage car on s'arrête à un magasin de trucs sympa (artisanat joli quoi), et j'ai pas un kopek pour acheter un cadeau de noel à del et laurent. Zut !


Ensuite on part à la recherche de la maison de la copine de salomé. Bien sûr à Ouaga il n'y a pas d'adresse, certaines rues sont goudronnées et les autres, en terre, s'appellent des "6 mètres". Donc on trouve le quartier mais le téléphone de del ne fonctionne plus, on s'arrête donc chez une autre de ses copines, de chez qui on appelle la mère de l'autre copine pour savoir où elle habite. Indice: un portail vert, dans le 6 mètres en face de la croix rouge. Bon sachant que tous les portails sont verts... on a un peu de mal à trouver !


Retour dans une circulation d'enfer. L'après midi je reste à la maison pour travailler un peu... et d'ailleurs commencer ce blog ! La piscine est vraiment fraiche malgré la chaleur extérieure mais ça fait quand même du bien (et oui chez les expat il y a une piscine, c'est cool non ? ;-)


Et le soir nous allons avec del et salomé à une soirée de contes. On met un peu de temps comme toujours à trouver le bon 6 mètres et la bonne porte mais on y arrive.
Dans la cour d'une association de théâtre (à Ouaga il y a beaucoup d'associations d'artistes, c'est très vivant au niveau culturel) se succèdent des conteurs jeunes et moins jeunes, qui racontent des histoires, légendes locales, parfois émaillées de chants, de blagues (qu'on ne comprend pas toujours mais le meilleur c'est de voir les gens se bidonner largement), dans une ambiance franchement festive. Ambiance géniale, il y a des noirs, il y a des blancs, c'est vraiment sympa.

mercredi 23 décembre 2009

22/12/09

Aujourd'hui je change de tshirt et de short ! la classe :D


On part dans la matinée avec Del et sa cousine au marché, objectif acheter du tissu pour que le petit couturier de del me fasse deux pantalons. Le bordel ambiant dans la rue est bien au rendez-vous ! c'est le stress de conduire ici, il y a des milliers de vélos et de scoots dans tous les sens, je ne sais pas comment il n'y a pas plus d'accidents (mais il y en a déjà beaucoup).


On passe d'abord saluer un copain de la cousine, qui vend des objets artisanaux. Ils nous accompagne à une boutique de tissu, où je ne trouve pas ce que je veux. On en fait une ou deux et bientôt nous sommes entourées d'une dizaine de personnes qui nous accompagnent de boutique en boutique, et veulent qu'on entre dans celle ci "regardez c'est la bonne qualité" blablabla. C'est génial ! pas très efficace, pas très rapide, faut serrer les mains de tout le monde, mais quelle ambiance ! Il parait qu'il n'y avait personne au marché ce jour là, en temps normal il y aurait eu une troupe dix fois plus large :)
La copine prend ses sacs et part prendre le bus pour Ouahigouya (orthographe non garantie !). On fait deux courses et on rentre manger le reste de riz gras que l'on partage avec Pascaline et Idrissa le gardien-homme à tout faire. L'après midi je travaille un peu à mon rapport et puis on joue avec les enfants. Poulet bicyclette pour repas. On devait se faire un film avec del et laurent mais finalement on a refait le monde jusqu'à pas d'heure, et c'était mieux !

21/12/09



Debout ! on part sur les route avec notre petite compagnie (Del, les enfants, Marjolaine) pour découvrir les assos que Del a sélectionné pour nous. Découverte des environs de Ouaga.
La visite commence par une association de femmes qui recyclent les déchets pastiques. Tous les bidons sont rangés par couleurs, puis sont nettoyés à la brosse un par un, ils sont ensuite broyés pour donner des espèces de miettes de plastique de couleurs différentes. L'association fabrique deux trois trucs avec, portes clés et kit scolaire (règles équerres), et vend cette matière première. une belle initiative sans doute, mais évidemment microscopique vue l'ampleur de la tâche. mais c'est déjà bien.
Je découvre à l'occasion de cette visite la politesse à l'africaine: serrer la main de tout le monde, demander comment ça va, les enfants, et après on peut parler. Faut pas précipiter les choses !
Ensuite direction vers l'association AZN, qui a fédéré une dizaine de villages autour de structures agricoles, orphelinat, école. On dit bonjour et on demande à visiter, Del est déjà venue auparavant. On part donc avec un guide vers la pouponnière d'abord, où on va découvrir dans différents pavillons quelques enfants de nourrissons à une 12zaine d'années dont s'occupent les gens embauchés là.

Le Burkina c'est un peu "au bonheur" des associations. Tous les blancs en mal de sauvetage et d'aide humanitaire se pointent, s'installent dans un village et décident d'aider de telle ou telle façon les gens du coin. C'est vraiment bizarre comme démarche. Chez Azn on n'est pas dans ce trip, c'est de l'aide au développement qui passe par la formation (aux méthodes agraires, à l'éducation des enfants, à la santé. C'est évident que c'est très bien ce qui est fait. Mais pourquoi ça me dérange autant cette façon bien blanche de prendre le destin des autres en main ?
Bref, après la pouponnière on va un peu visiter les champs, les plantations et l'élevage. Les gens qui nous accueillent sont vraiment super gentils.


On demande enfin à notre guide où on peut aller manger dans le coin. Il nous conduit à une baraque un peu plus loin, le bistrot du coin quoi, où l'on peut boire du Coca (le meilleur ami de l'homme !) et pour manger, riz avec sauce poisson. Bon c'est du rustique, mais moi j'ai faim et je me régale de ce plat de roi ! Les enfants et la cousine font un peu la gueule et préfèrent manger du pain. C'est un choix !


Après midi direction le musée de melanga ? mangala ? un truc comme ça quoi ! Musée des rites africains, notamment mortuaires, histoire du burkina à travers des objets. Nous arrivons à l'heure de la sieste. Qu'à cela ne tienne, je m'installe à l'ombre sur un banc, un petit vent vient tempérér la chaleur ambiante... petite sieste ! Puis nous sommes guidés dans les différents bâtiments, un peu poussiéreux, mais bon, ça a le mérite d'exister. En tout cas la visite est très intéressante comme approche de l'histoire et des peuples du Burkina.
Retour enfin à Ouaga. Je suis littéralement hâchée ! on mange le riz gras préparé par Pascaline (très bon, riz avec des légumes, quelques bouts de viande et... du gras!). Et je vais piquer un petit somme en attendant notre rituel tour à l'aéroport ! ce soir là, bonne pioche, mes bagages sont en train de tourner quand j'arrive dans la salle d'arrivée littéralement comble. Ouf, une bonne chose de faite !

20/12/09

Journée cool, lever tardif, petit déj avec tout le monde. On traine, on prépare une salade pour midi, on mange...
L'après midi, après une petite sieste méritée, je vais avec Del et sa cousine dans un "village" d'artistes à Ouaga qui font de l'artisanat local. Scultures, peintures, tissus etc etc. Pleins de trucs très chouettes en tout cas. Del nous vante évidemment les petits sacs et autres trousses faits en sacs plastiques recyclés (en fait tissés). C'est vrai qu'ils sont plutôt sympa !
Au retour quelques arrêts pour acheter entre autre de la glace. Objectif: rentrer avant qu'elle ne fonde !
Je trouve qu'il y a du monde en ville: en fait il parait qu'il n'y a personne ! (c'est dimanche). J'ai hâte de voir demain ce que ça va donner !
Le soir on va à pieds acheter "l'atchéké" au bouiboui du coin pour manger. Pas mal, genre de couscous un peu fermenté. Avec du poisson, miam.
Soirée tranquille et puis notre petit tour à l'aéroport: tjs pas de bagages ! (au passage on récupère la voiture que des copains prêtent pour notre équipée sauvage).

19/12/09: arrivée OUAGA

La France était un poil paralysée par la neige ce jour là, du coup mon avion est parti de marseille pour paris avec 2h30 de retard. Aucune chance a priori d'avoir le vol pour Ouaga prévu à 16h. Bon en même temps si mon vol a du retard ils en ont tous non ? Arrivée à CDG je file vers la porte d'embarquement. Fermée me disent les deux messieurs qui sont là. Moi zen je leur dit "mais l'avion n'est pas parti, vous allez pouvoir faire qq chose". Ils me regardent, scotchés:" mais c'est là que vous devriez vous mettre à crier" qu'ils me disent ! "Bof, ça sert à rien, si mon vol est parti en retard vous n'y pouvez rien et moi non plus"! du coup ni une ni deux en rigolant hop ils me laissent passer et la porte de l'avion s'ouvre miraculeusement. Vu le bordel ambiant à roissy les personnels ont du se faire engueuler toute la journée !
Ouf ça y est, me voilà dans l'avion départ l'AFRIQUE ! super ! J'ai pas eu le temps d'acheter des petits cadeaux mais tant pis, je suis là et c'est déjà bien !
Vol sans histoire jsuqu'à Ouagadougou. A l'arrivée la bonne chaleur (il est 23h ett qq local), ça fait tellement de bien de ne plus être dasn la froidure française (Dieu sait que ça gelait le matin à Marseille!)! La bonne chaleur et le bon bordel ambiant, la troupe des passagers se presse devant deux pauvres guichets de police des frontières. Souvent en France c'est pas mieux mais les gens sont un peu plus rangés... mais c'est génial, tout le monde a le sourire, on est arrivés et y a pas de quoi se prendre la tête !
Evidemment, si j'ai pu prendre l'avion à l'arrache, ce n'est pas le cas de mes bagages. Après avoir constaté qu'ils ne tournent pas sur le pauvre tapis, je sors à la rencontre de Del et nous revenons faire la queue pour la réclamation des bagages vaguement égarés. Beaucoup de monde, un seul petit bureau, bon, faut prendre son mal en patience... vers 2h du matin enfin j'ai mon bout de papier. Pas trop tôt :) J'avais prévu le coup, j'avais un peu de change dans mon bagage cabine, et finalement, après avoir récupéré mes bagages, je me demande pourquoi j'ai porté plus que deux tshirts. Totalement superflu ! Dans la file on a le temps de faire connaissance, on rencontre un gars de la délégation du Burkina qui revient du sommet de Copenhague et nous raconte combien il s'est gelé là-bas. Trop drôle ! On a l'occasion de le revoir les deux jours qui suivent puisque pendant trois jours, tous les soirs on va faire notre tour à l'aéroport pour voir si des fois, les bagages n'auraient pas pris l'avion !

Enfin on part, étonnement de la poussière dans les rues qui fait comme un brouillard. Les gens mettent des masques occultant d'air france sur le nez pour se protéger de la poussière sur leurs vélos et leurs scoot.

Arrivée, hop, dormir ça fait du bien !



mardi 5 mai 2009

La Réunion, cirque de Mafate

Traversée de la forêt de tamarins, magnifique !

La Réunion: Mafate / Salazie

Avant la descente, un petit café pour se donner du tonus. Ou: dernier moment de plaisir...

Le cirque de Mafate

Et quand on pense que je suis déscendue là-dedans, et pire remontée ! ça c'est des vacances !